Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 13:44

Récurrence, rémanence, persistance, rémanence, observance, rémanence... [Dépendance, décadence, dégénérescence].

Ou résistance aux stimuli. "Vivre le passé", c'est comme préférer la masturbation aux relations charnelles.

Le passé est une empreinte. Le passé n'est qu'une représentation mentale de ce qui fut. La permanence ne peut être qu'une fin, que la rémanence répète sans fin. Aujourd'hui, le passé n'existe pas. Mais aujourd'hui, je modèle déjà demain. Aujourd'hui.. Mon momentum... Et il commence aujourd'hui... Et recommence demain. En soi, chaque instant est une fin qui marque un nouveau début.

"Exponential allows for full deflection at extreme stick movement". Alors tant mieux si j'ai été, et si je reste déviant. Ca me confère une sacrée latitude pour glisser. 

Exponential.jpg

J'ai déjà écrit ce que je pensais de la linéarité. Emballons-nous. Pensons-nous par l'absurde. Vivons l'équilibre par les extrêmes. La théorie du chaos pour les nuls. On s'en fout, puisqu'on a déjà oublié "tout à l'heure" sans savoir où l'on va. Le temps, l'espace... On n'a plus besoin de ces repères, de ces canaux. Ca reviendrait à regarder défiler la vie en 2D.

Ma prochaine équation ne comportera que des inconnues, et ça m'excite.

Mon expérience, mon Rubik's Cube à 7 couleurs, mon indicible conviction.  

Audere est facere. (Autem) cave ne cadas.

Provoquer l'autrement pour agir selon soi. 

En guise d'au revoir: "Vivement maintenant!"

Good night, & good luck.

 

 

 

 

Par Acid
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 11 septembre 2010 6 11 /09 /Sep /2010 23:26

 

spookyhand---Kr.-B-jpg Ou l’art de tourner sur soi-même en évitant de se faire vomir. Scruter la vie à 360 degrés; la tête en branle, quand on voit tout, mais qu’on ne regarde plus rien. Quand on recherche un ancrage sans se rendre compte qu'on est déjà parti très très loin... Et quand on se répète qu'on sait ou on va, comme pour oublier qu'on ne sait pas vraiment qui on est...Quand une vie se résume à laisser des traces, quand on n’est plus qu’un sillage sur lequel on ne daigne pas se retourner…

 

A propos du temps

Claquer la porte au nez du passé est déjà une affaire compliquée. Vouloir s’extirper du présent est un clash monumental qu’on espère infliger à la raison. C’est comme avancer à reculons, les bras et les paumes tendus vers l’avant, pour s’assurer de rester seul ; de ne traîner aucun passif, de re-conceptualiser un trajet de vie décousu et instable, qui n’est encore pour l’heure qu’un ramassis d’aspirations. C’est enfouir le réel pour encenser la promesse. C’est essayer de détourner le cours d’une vie, comme celui d’une rivière, avec tous les risques de débordement que ça implique. La vie commence aujourd’hui. Aujourd’hui est le premier jour du reste de ma vie. Le temps passe de plus en plus vite, mais il va dans le bon sens ; c’est le sens que j’ai choisi. Sans, finalement, trop savoir pourquoi je l’ai choisi, ni comment j’en suis arrivé là. Je l’aime bien, ce sens, mais je le subis, j’en suis dépendant. J’ai incendié mon passé, et je piétine mon présent. Mais «on est et on demeure esclave aussi longtemps que l'on n'est pas guéri de la manie d'espérer ». Alors j’ai arrêté de croire, de me projeter, de me protéger, aussi. J’ai l’impression d’être un fantôme. La vie se consume comme une poignée de sable compressée au creux de la main. Je voudrais tellement que ce soit la sienne, de main. Stop. Il faut que je reprenne mon souffle. Un bol d’air frais, quelque part… Vite… Je trouve pas… En fait, je sais plus trop où je suis… Le temps c’est chiant, c’est linéaire. Et je suis perdu dans l’espace…  

 

Maintenant tout va trop vite, n’importe comment, et c’est ma faute.

Je voudrais pouvoir faire une pause. M’asseoir à ses côtés et ne pas avoir à dire pourquoi je me sens noyé. Être aujourd’hui, ensemble, c’est tout. Ne pas avoir à déterrer cette urne que j’ai enfouie. Mais tout nous sépare, et je ne sais plus vraiment où j’ai rangé le présent. Alors je me contente de faire un pas devant l’autre sans trébucher. La seule chose qui me permet encore de penser que je sais qui je suis, c’est mon boulot. Parce que je sais ce que je fais, et je sais l’impact que ça produit.

Mais ça me dépasse complètement. Et je me sens complètement seul dans mon boulot. Je n’ai plus de repères, alors je balise ma vie avec de modestes instants au souvenir lancinant, comme un utilise les post-it sur un bureau en guise de marqueurs « important ». Je me vois passer devant le miroir, et « arrête-toi un peu» est estampillé sur ma gueule, j’ai les yeux encore noyés dans la tequila. Depuis deux semaines, je fais des crises de panique la nuit, des relents d’anxiété me poursuivent dans la journée et me compriment le plexus. Comme si ma vie dépendait de ce que je pourrais savoir, ou bien encore ignorer des trois minutes qui s’écouleront le temps que j’aille avaler mes gélules de taurine.

Alors pour ralentir le temps qui passe, parfois je me mets une gifle. Je prends des anxio, et j’achève ce qu’il me reste de conscience - au champagne, de préférence. Avec quelqu’un d’aussi – sinon plus – excessif que moi. Et puis je coule. Tout s’arrête. Je suis encore capable de marcher droit, je crois, mais au fond de moi tout est inerte. Je ne ressens, ne vois, ni n’entends plus rien. Sauf peut-être l’autre fois, lorsque la jeune femme m’apostropha pour me faire remarquer que j’avais beaucoup bu. Après… Je me souviens plus : j’étais en exil quelque part. Et chacun de ces matins, lors desquels je me réveille intact dans un tout petit monde qui m’appartient, tient du miracle.

Moralité : c’est pas en dopant un âne qu’on parvient à en faire un cheval de course. Faut savoir s’arrêter quelque part.

 

Alors tu me rétorqueras que je déprime

Mais t’es carrément dans les choux. Simplement, m’affranchir de me poser les bonnes questions ne m’a jamais rendu service. Je veux pas me sentir dans un étau. Si tu fais partie de ces philosophes de comptoir qui me diront « tu ne peux pas réinventer le passé », « carpe diem », ou encore « pense à ton avenir », va professer tes inepties de coach en misère intellectuelle auprès d’un autre. Y’a des gens que ça ne déstabilise pas d’être perdu, et que ça ne culpabilise pas de déraper. Parce que pour être perdu, faut être allé voir au-delà de ce qu’on connaît. Et pour moi, courir est une découverte – certes anxiogène, mais intrigante. Je voudrais monter dans un train sans savoir où il va, et en sauter les yeux bandés sans savoir où je suis. T’as déjà essayé, au moins, de t’extirper de cette conception de l’esprit qu’est le temps ? De te réinventer un espace souverain, et de n’en être jamais déchu ? Je sais que je suis un roi sans terres, mais j’en poursuis la quête. Je n’aime pas me fondre dans les endroits étriqués.

 

112 Il n’empêche… J’aimerais bien, parfois, retourner m’ancrer là… Et regarder défiler les nuages. Je glande sur « Lifeboats » de Snow Patrol depuis ce matin. Même les cowboys ont du vague à l’âme.


Par Acid
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 23:26

114La moiteur d'un soir d'été ramollit. J'ai été touché par la grâce; et la grâce en a profité... Elle s'appellera Riviera. Elle irradie dans le plexus. Elle mord pourtant sans broncher. Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue. Hum.

Ah... Ouais... Le smartphone avait confisqué le vide que j'avais eu tant de mal à conquérir, et dans lequel je me sentais si serein. Netvibes en a définitivement fermé la grille, et évincé mes livres de chevet. Voilà qu'il recommence à se passer quelque chose au fond de... Tiens, je savais pas qu'on pouvait avoir des sensations à cet endroit là. C'était vide, avant. Ca pue l'inauguration d'un genre nouveau. Faut juste que je continue à faire comme s'il ne se passait rien.

J'en perds ma syntaxe... Je voulais juste dire que... Enfiiinnn... Voilà quoi.

J'espère qu'elle n'est qu'un clin d'oeil. C'est pas ma faute, la nature a horreur du vide. Et à moi tout seul, pour renverser la nature, "je ne serai jamais assez nombreux".

Par Acid
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 23:35

ClipArtManWithFistsUp J’ai reçu, ces derniers jours, quelques marques d’encouragement très touchantes m’incitant à écrire. J’avoue qu’en ce moment, me portant plutôt bien, l’inspiration me manque encore quelque peu. En fait cette attitude acerbe et cynique - que je vomis dans l’écriture - me quitte, quand j’ai autre chose à foutre de ma vie. Entendez par là : des choses plus constructives. Alors à défaut d’un scénar’ décousu, vous daignerez vous contenter de mes humeurs. En d’autres termes, d’un brainstorming, fruit d’un esprit incohérent a fortiori très fatigué de la pire journée de sa semaine. Grumbler is back, plus grognon et plus capricieux que jamais. C’est parti. 

Idée n°1 : je déteste les victimes. Ceux qui ont la souffrance ostentatoire, ceux dont les épaules croulent sous le poids d’une misère conceptuelle et tellement subjective. J’exècre cette épidémie de « gueule de chien battu » qui s’abat sur la génération princesse. Parce que c’est une maladie qui touche essentiellement les femmes en âge de procréer. Mais pas seulement. Mon message s’adresse plus généralement à ceux qui maugréent leur chagrin, et suscitent de la sorte la tumultueuse et hypocrite empathie de leurs congénères, à la manière d’une meute de hyènes dont l’une d’entre elles aurait capoté en mettant bas. Les oiseaux se cachent pour mourir, paraît-il. Si mes semblables pouvaient se cacher pour pleurnicher, je leur en saurai gré. Et en silence bordel ! 

Idée n°2 : tiens, pour une fois, un brin d’optimisme dans ce journal intime qui manque résolument de pudeur (Camus avait écrit, à ce propos : « Si Nietzsche avait raison de dire qu’humilier un homme, c’est le tuer, toute tentative sincère d’autobiographie serait un acte suicidaire » ; Alors pourquoi je vais tellement mieux ?) Bref, je m’éparpille. Oui, donc le rayon de soleil aujourd’hui (profitez-en, j’ai pas vocation à apporter du bonheur à mes semblables), c’est le suivant. J’avais lu quelque part cette formule magique (au sens propre du terme) : « comme une imbrication de l’intime et du paraître ». Je crois que je ne parviendrai jamais à résumer aussi bien l’antagonisme d’un ressenti en si peu de mots. Voilà bien quelqu’un d’excessivement talentueux : il lui aura fallu seulement trois mots pour me faire appréhender l’essence d’un art contemporain qui m’échappe totalement. Et qu’accessoirement, je trouve toujours aussi moche ; sauf à travers ses mots. Un vrai « tag mental », quoi. 

Idée n°3 : j’ai encore du chemin à parcourir avant de devenir une bête féroce et respectée. Dans le genre « coups de téléphone importants », j’en ai passé deux aujourd’hui. Mais alors importants, quoi. Le premier fut adressé à l’un des manitous de la clique des « je sais tout mais j’dirai rien ». Dieu seul sait déjà dans quelle gueguerre intestine je me suis encore laissé entraîner. Comme si le métier de ces gens-là n’était pas assez anxiogène, ils trouvent encore le moyen de se chamailler entre eux. Et quand il pleut des coups, mieux vaut être du côté du plus fort. J’y suis, c’est déjà ça de pris. Deuxième coup de téléphone : un P.-D.G. (c’est comme ça que ça s’écrit quand on observe le protocole à la virgule). Ca, c’est le genre de coup de téléphone avant lequel on suce un Ricola pour avoir la voix claire, et dans la perspective duquel on regarde dans la glace si on est suffisamment bien coiffé (stupide, j’en conviens, mais rassurant). Et bien en fait, n’en déplaise à l’imaginaire collectif, ces gens-là sont – en général - des gens très sympas, d’une intelligence relationnelle rare. Mais aussihumains, qui ont parfois le besoin d’être confortés. Du coup, on passe en un éclair du stade de brebis égarée à celui de sauveur providentiel. Ca flatte les egos surdimensionnés comme le mien, certes, mais à l’arrivée des premières chaleurs estivales, on ne parvient pas pour autant à se dispenser d’une brève sueur froide au moment où l’on raccroche. La sueur ça veut dire : « si tu t'es raté, l’agence perd un gros client ». Le froid, c’est une manière de dire : « cool, détends-toi, t’as géré ». 

Idée n°4 : j’ai enfin compris pourquoi, depuis quelques jours, j’avais de nouveau le sentiment de ne pas avoir tourné la page ; celle de mon ex. Ca fait quand-même presque deux ans… En fait la réponse est très conne (si c’est la bonne, néanmoins). Avant qu’elle ne me quitte, en 2008, j’avais ressenti comme une métamorphose brutale de son caractère. En fait, je crois que je ne suis jamais parvenu à faire le deuil de celle que j’avais aimé, avant qu’elle ne devienne celle qui m’a quitté. Comme si quelque chose d’ignoble à mes yeux me l’avait confisquée. Un mal pour un bien : je me suffis à moi-même, et j'en jouis ! 

Idée n°5 : je suis nommé « responsable des opés ». Je sais pas si c’est une bonne nouvelle. Mais après tout, le stress, on finit par s’en accommoder, voire même à s’ennuyer sans lui. Alors je vais troquer mes Malabars contre des « Jawbreakers », et me répétant pour m’endormir qu’à force de vouloir devenir quelqu’un de méchant, je parviendrai bien à être dangereux, un jour. Ca me ferait quand-même sérieusement chier de finir comme un vulgaire petit pimousse.  

Voilà, c’est creux, je sais. Et pour un mec qui n’a rien de bien spécial à raconter, j’ai encore pété un record. Mais qu’il est apaisant, parfois, de se sentir vide ! Conclusion : la vache… A quoi dois-je ressembler quand je suis VRAIMENT de mauvaise humeur… ?

PS pour Miss T. : Tu vois bien que mes thèse ne s’affinent pas, mais qu’elles s’ébranlent en cachette ;-)

Par Acid
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 11:57

Une lectrice m'a envoyé un petit mot très touchant, que je reproduis partiellement ici (le reste ne regarde que moi!) pour l'en remercier, mais aussi et d'abord pour m'en souvenir. Elle semble avoir décortiqué avec une aisance déconcertante la "problématique Acid Bubbles", et rassemblé les pièces de ce puzzle psychologique qu'est mon blog. Visiblement, elle jouit aussi d'un esprit de synthèse redoutable, car tous les termes de l'équation y sont déjà réduits:   

" [...] la capacité du narrateur à exprimer ses sentiments aux yeux de tous, chose pas toujours évidente; j'ai également était touchée de voir que ce personnage noir, cynique, secret, et parfois je m'en foutiste (pour ne citer que des points négatifs ;-) ), est en fait un être en combat avec lui même. Combat souvent le plus dur à mener à bien, et qui souvent prend du temps. Un être qui me paraît en fait quelqu'un de sensible et attachant."

"Sensible et attachant"... Hum... Attention, Mademoiselle L., ce n'est pas parce que le pékinois remue la queue de manière compulsive qu'il n'a pas envie de mordre :-)...

Encore merci de cette sincère immersion dans mon verre d'eau (celui dans lequel je me noie). Et, effectivement, à bientôt j'espère. ;-)

Par Acid
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /Mai /2010 17:20

stupid1.jpgJe recommence à rêver. Ce qui ne m'était plus arrivé depuis peut-être dix-huit mois. J'ai passé une longue période à combattre le sommeil, pour éviter de laisser libre cours au subconscient. Je crois qu'à force de vouloir réprimer mon affect, j'étais parvenu à l'atrophier malgré moi. Et puis j'ai baissé la garde. J'avais retrouvé la sérénité, et suffisamment de confiance dans les hasards de la vie, pour laisser libre cours à nouveau aux manifestations de mes désirs. 

Du coup, j'ai de nouveau rêvé d'elle, cette nuit. D'une manière peu équivoque. Dans mon délire onirique, je me retrouvais avec elle, et elle me parlait de "nous". Avec tendresse, et un petit peu d'appréhension. Alors j'ai feint de rire avec mépris à la main qu'elle me tendait, en tournant la tête pour lui cacher cette violente envie de déglutir. Un peu plus tard, je l'avais quittée en l'ignorant magistralement ("parle à mon cul, ma tête est malade"), satisfait d'un orgueil qui avait su dominer la passion comme une vieille chienne peureuse et docile. Je me retrouvais alors seul, tapi dans l'ombre d'un buisson, l'observant en train de pleurer derrière une vitre en compagnie d'une ou deux de ses amies. J'avais chargé un fusil de précision. J'étais résolu à mettre un terme à son existence, parce que je ne voulais plus vivre avec cette sempiternelle ambivalence. A plus d'un kilomètre, j'ai fait mouche. J'ai dégommé à trois reprises consécutives... Son téléphone portable. J'avais dévié mon tir. En guise d'avertissement, comme pour vouloir dire "sors de ma vie". A travers la lunette, je l'ai vue triste, mais pas paniquée; comme si elle attendait que la quatrième balle fusse la bonne. Je l'ai regardée avec beaucoup d'affection, avant de ranger l'arme dans l'étui. La problème, c'était pas elle. Le problème, c'était moi. Je ne devais pas la tuer. 

-_-  :-S

Actually, "you can run, but you cannot hide". Alors je vais arrêter de courir. Je vais m'ancrer là où j'en suis arrivé, me retourner, attendre de trouver la manière la plus redoutable et la plus cruelle de détruire ces images omniprésentes que je n'ai jamais voulu déchirer jusqu'ici. Parce que c'est au cours de la journée que j'ai pris conscience de la symbolique de mon rêve. Celui-ci me rappelle qu'il est temps d'arrêter de poireauter, quand bien même je le fais sans le savoir. C'est plus de l'amour, non non. C'est de la rémanence. C'est une partie de moi-même que je n'ai pas voulu assassiner. C'est pas toujours facile de s'amputer d'une partie de soi. Parce que le nouveau moi se porte comme un charme, mais traîne l'ancien moi derrière lui comme un véritable boulet. Il faut que je brise le fil du temps; larguer les amarres en contemplant la beauté d'un port dans lequel je ne naviguerai plus jamais; mais conscient du bonheur, une fois dans ma vie, d'y avoir jeté l'ancre. 

Résultat, ma grasse matinée s'est achevée vers 6H du matin. J'ai l'impression de n'avoir pas dormi, je suis complètement crevé. Je n'aurais pas du regarder "Eternal sunshine of the spotless mind", hier soir; tout ça c'est sa faute. En même temps, j'aurais été parfait dans le rôle principal. Peut-être pas grand comédien, mais je l'aurais joué avec les tripes. Ben ouais, les filles au printemps ont des "papillons dans le ventre". Moi j'ai des mouches à merde en train de me pondre dans la tête. 

Moralité: le subconscient est plein de ressources. On peut toujours le fuir, tant qu'on a assez de souffle. Mais un jour ou l'autre, on finit par en être épuisé. Trop épuisé pour prétendre pouvoir encore l'affronter. Alors autant se retrousser les manches et "lui niquer sa race" pour de bon. Moi aussi, j'ai plus d'un tour dans mon sac à malice.

Its hard to say that i'd rather stay awake when i'm asleep... Cause everything is never as it seems, when i fall asleep...

 

Par Acid
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Contact presse

Ecrire à l'auteur pour l'insulter ou s'offusquer de son comportement:
acidbubbles[a]gmail.com 

Hush-hush!

1


3


ad2


brutus-copie-1


1154985


93


6.jpg


2.jpg


tongue-tattoo1.jpg


4.jpg



Présentation

Recherche

Paperblog
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés